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Rencontre avec Les Jardins d'Arar


person Publié par: Quentin Monfray list Catégorie: Lifestyle

Le 05/06 c’est la journée mondiale de l’environnement. A cette occasion, nous sommes allés à la rencontre de Raphaël, maraicher bio « Les Jardins d’Arar » et partenaire de Local Drive, afin qu’il nous présente son activité et son rapport à l’environnement.

Les Jardins d'Arar
Raphaël Maldonado - Maraicher Bio
Bonjour Raphaël, peux-tu te présenter ?

R : Bonjour, Raphaël Maldonado, 34 ans, en couple 1 enfant, maraicher bio à Trévoux.

Quel est ton parcours personnel ?

R : Alors je ne viens pas du tout du milieu agricole ! A la base j’ai une maîtrise en linguistique et j’ai commencé dans la logistique et le transport routier, un métier nécessitant de parler plusieurs langues. J’ai réussi à avoir un bon poste avec un bon salaire, et malgré une certaine sécurité et le confort matériel, être derrière un ordinateur, au téléphone, gérer les urgences, ça m’a très vite lassé.

J’ai donc décidé de me reconvertir dans l’agriculture, un domaine qui m’a toujours attiré. J’ai passé un brevet professionnel « Responsable d’exploitation agricole – maraichage bio », puis j’ai été ouvrier agricole pendant 3 ans, le temps de me faire de l’expérience et de trouver un terrain pour lancer mon activité.

Peux-tu nous présenter ton activité ?

R : Je suis installé à Trévoux, sur un terrain que je loue à la mairie. Je pratique du maraichage Bio diversifié très peu mécanisé, c’est-à-dire pas de tracteur, uniquement un motoculteur.

Je privilégie les méthodes de paillage des cultures, avec un désherbage manuel, zéro pesticide, je prépare mes propres purains, macérations et décoctions des différentes plantes selon les ravageurs à cibler. C’est une exploitation avec peu de moyen, mais beaucoup d’envie !

Quel est ton rapport à l’écologie, qu’est-ce qui est important pour toi ?

R : Pour moi c’est vraiment du bon sens, je cherche à avoir le moins d’impact possible sur mon environnement. Concrètement ça passe par le local, produire et consommer le plus localement possible.

Une agriculture sans pesticide est possible, plus délicate mais possible, c’est ce que j’essaie de mener au quotidien.

Rencontres-tu des difficultés vis-à-vis de l’agriculture en général, ou même de l’agriculture bio ?

R : Déjà par rapport à une agriculture bio, mes produits sont mis en concurrence avec de gros producteurs qui eux peuvent utiliser des pesticides, je pense qu’il serait déjà bien de scinder le label un peu, pour permettre d’avoir au moins différents critères.

Par rapport au conventionnel, on n’est pas sur les mêmes niches, donc pas de concurrence directe, mais ça a habitué les consommateurs à avoir des produits, en toute saisons et à des prix très très bas.

Tu as fait des choix forts concernant tes méthodes de travail, quelle est la plus grande différence par rapport à du maraichage bio plus « classique », et est-ce que cela a un impact sur ta clientèle ?

R : C’est au niveau du rendement qu’on va retrouver le plus de différences, là où de grandes exploitations bio avec uniquement de la salade et des courges par exemple, ultra-mécanisées et avec des pesticides, autorisés par le label AB mais pesticides quand même, ce n’est pas possible de rivaliser avec ça.

Pas de soucis au niveau client, ils sont bien conscients de mon travail et essaient de me privilégier dès qu’ils le peuvent. Je reste sur de la distribution de niche, que ce soit avec des particuliers ou des restaurateurs.

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